Démocratie et finance

avril 18, 2006

La discussion sur la gestion démocratique dans des entreprises ne suffit pas pour atteindre notre but final: il est aussi important de ré-examiner les banques et d’autres institutions financières car ce secteur détermine quels types de projets à être développés.

En effet le secteur financier est le moins démocratiquement géré parmi les autres acteurs économiques. Vous dépositez votre argent, par example US$10 000, dans une banque et vous n’êtes inquiété(e)(s) qu’au tas d’intérêt, c’est-à-dire le tas de croissance de votre fortune si la chance pour l’insolvabilité de votre banque est nulle. Vous êtes content(e)(s) d’obtenir plus de rendement et il ne vous inquiète pas si cette croissance vient de McDonalds’ ou d’une ferme organique, des travailleurs appauvris chez Nike en Asie du Sud-Est ou des artisans modestes en Italie, d’un destructeur de la forêt tropicale brésilienne ou d’une ONG qui travaille pour le reboisement aux Philippines(Je ne suis pas sûr si le reboisement est considéré dans l’économie actuelle comme un projet rentable ou non, mais juste pour vous donner un exemple).

Cette structure contribue à la prospérité des projets socialement ou écologiquement dévastateurs lorsqu’il reste difficile pour les entreprises sociales d’être suffisament financiées. En général vous pouvez faire d’argent en ignorant les droits humains et l’environnement parce qu’il ne vous apporte pas de profit économique direct si vous vous rendez compte de ces aspects(même si les entreprises courent le risque de boycottage ou d’autres punitions si elles vont trop à cet égard) et il est assez naturel que les PDGs soient plutôt intéressés à réduire le frais qu’à améliorer la vie de leurs employés et/ou l’environnement. Mais je ne vois aucune consistence logique dans ceux qui se plaignent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent ne leur paie pas suffisament et que le tas d’intérêt pour leur épargne est trop bas.

Il faudrait que nous pouvions surveiller comment notre argent est utilisé si nous voulons atteindre une économie qui tombe bien aussi bien aux êtres humains qu’à l’écologie. Le contrôle civil sur l’argent est indispensable si nous mettons notre ressource monétaire aux projets socialement et/ou environnementalement responsables. Ou sommes-nous heureux de recevoir plus de profit économique au détriment des autres personnes ou de notre propre écosystème?

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Ni capitalisme ni communisme

avril 15, 2006

On appelle notre système économique aujourd'hui comme capitalisme parce qu’on considère que les entreprises (principaux acteurs économiques) sont pour servir au capital (c'est-à-dire investisseurs ou actionnaires) et sont évidemment loin d'être dirigées démocratiquement:  la plupart des entreprises sont possédées des actionnaires qui ne voient ces acteurs économiques qu'en tant que leur source de revenu.  Les employés sont regardés, à cet égard, pas différents des machines, des ordinateurs et d'autres outils qui sont nécessaires pour leur processus lucratif et il faut que les PDGs, toujours sous la pression d'actionnaires, sauvent autant que possible pour maximiser le profit.  Ils ouvrent leur usine en Chine où ils peuvent trouver quelqu'un qui veuille travailler pour US$100 par mois en fermant un autre aux États-Unis, en Europe Occidentale ou au Japon où ils ont besoin de payer plus que dix fois pour obtenir la même main-d'oeuvre, seulement pour "économiser".  Il y a bien sûr des lois dans tout les pays pour protéger des employés, mais c'est une règle universelle que les directeurs mettent les employés juste au même niveau comme des machines, avec la priorité suivante: 1) actionnaires (car ils seront renvoyés s'ils ne parviennent pas à gagner de l'argent), 2) clients (car ils leur donneront de l'argent) et 3) ouvriers (qui sont facilement remplaçables).

Il nous faut éclairer la différence entre capitalisme et économie de marché, parce que le capitalisme sans économie de marché est possible aussi bien que l'économie de marché sans capitalisme.  Un bon exemple de capitalisme sans économie de marché est monopole(Windows, par exemple) où le seul fournisseur de marchandises et/ou du service augmente autant que possible son prix pour gagner plus.  Et vous pouvez voir quelques vraies expériences d'économie de marché sans capitalisme même aujourd'hui, par exemple au marché des paysans, où les producteurs ne sont pas gouvernés de personne.

Dans le siècle passé l'on a vu l'apparition et la chute d'une alternative au capitalisme:  les pays communistes ont nationalisé toutes les entreprises pour abolir les actionnaires et améliorer le niveau de vie des ouvriers.  Mais le manque de poursuite pour l'efficacité, toujours et forcément accomplie dans le capitalisme sous la forme de pression d'actionnaires, a détérioré ces entreprises et la plupart d'eux ont dû abandonner ce régime sauf le Cuba et la Corée du Nord.

On peut trouver, dans ces deux économies, que les employés n'ont pas d'accès à la gestion de l'entreprise pour laquelle ils travaillent.  Ils sont à la merci d'un système qu'ils ne peuvent pas contrôler et il n'y a grande différence s'il est géré par des actionnaires privés ou par l'Etat.  Donc comment pouvons-nous atteindre un système danslequel les employés puissent avoir une vraie influence sur la gestion de l'entreprise où ils travaillent?


Démocratie politique et tyrannie économique?

avril 12, 2006

Le néolibéralisme féroce remporte dans le monde entier.  Ici au Japon, juste pour vous donner un example, de plus en plus de jeunes sont forcés à se contenter avec un emploi informel, soit sous la façon de “freeter” comme on l'appelle soit “employés expédiés(haken shain),” et sont incapables de aucune planification pour leur avenir, i.e. mariage et l'élevage des enfants, à cause de leur condition de travail privée de sécurité et leur revenu réduit. Même les travailleurs formels ont peur à souffrir du chômage et sont obligés à travailler des heures extra, peut-être 70 à 80 heures par semaine, sans être apropriément payés(ou même sans être payés, c'est-à-dire le “service zangyô”). Aucun de ces nouveaux esclaves est heureux de cette circonstance, bien sûr, mais c'est la seule façon pour eux de survivre.

Ben, je sais que le Japon est un cas extrême car les individus sont privés de pouvoir face à la "culture d'harmonie"(wa-no bunka) dont on est fier dans l'archipel. Ceux qui insistent sur leurs droits sans rendre compte de l'émotion du peuple, même si juridiquement reconnus, courent le risque d'être blâmis comme "égoïstes" comme a montré l'abduction, de trois nationaux japonais en Iraq en 2004. Mais quelques chose similaire arrive en Allemagne aussi où des travailleus ont abandonné leur 35-heures juste pour empêcher que leur employeur déplace son usine à quelques part en Europe d'Est. Les travailleurs craignent que leur société les renvoie, donc il leur faut faire tout ce qu'il leur est possible pour plaîre leur chef.

Je ne comprends pas pourquoi il nous est possible de vivre deux disciplines tout à fait contradictoires: démocratie politique et tyrannie économique. Nous pouvons élire n'importe qui pour le parlement, mais à quoi ça sert-il si nous restons encore privés de droits humains dans la vie économique? Pourquoi n'a-t-y-il personne qui discute sérieusement comment atteindre le même processus démocratique que nous avons maintenant dans les politiques aussi pour notre économie?

Ce blog n'est que mon petit essai de telle transformation dans notre vie économique.  Vos commentaires seront très appréciés.