Une monnaie locale pour relancer l’économie locale en Autriche

mai 9, 2006

On racconte de la théorie de Gesell sur l'oxidation presque toujours en se référant à l'expérience historique de réussite qui eut lieu pendant la Grande Dépression à Wörgl, Autriche. Cette fois-ci j'aimerais vous montrer comment ce système monétaire fonctionna si efficacement pour aider la récupération économique de cette collectivité au Tyrol.

Cette petite ville, comme partout à cette époque-là, souffrait de la récession: 350 personnes étaient au chômage dans une petite ville avec la population de seulement 4 216 et l'assurance du chômage était déjà expirée pour plus de 200 d'eux au printemps 1932. Le revenu d'impôt de la mairie diminua et l'hôtel de ville aussi était au bord de la faillite. Alors le maire Michael Unterguggenberger décida d'émettre des "certificats de travail" en juillet 1932 en tant qu'une monnaie locale pour se débarrasser de cette situation critique.

On imprima des billets de 1, 5 et 10 schillings et l'hôtel de ville les paya aux ouvriers de bâtiment comme salaire. Le billet expirait chaque mois et il fallait coller un timbre d'un centième de sa valeur nominale pour le revalider. C'est-à-dire, votre « certificat de travail » de €10 n'est valide que jusqu’au 31 mai si vous le recevez aujourd'hui(09 mai) et vous aurez besoin d'acheter un timbre de €0,10 et le coller sur ce billet si vous ne parvenez pas à le dépenser avant de la fin de ce mois. Donc les porteurs de cette monnaie locale étaient conseillés de circuler ces billets plutôt que les amasser, en revigorant les activités économiques à Wörgl. La masse monétaire de seulement 5 490 Schillings en moyenne créa des transactions qui vallent plus de 2,5 millions de Schillings pendant seulement un peu plus qu'une année, en permettant à la mairie de dépenser plus de 100 000 Schillings pour ses travaux publics et en réduisant le chômage par 1/4. Il y avait même des personnes qui offraient de payer l'impôt en l'avance (feriez-vous ainsi si vous étiez assez riche?) parce qu'ils étaient si abondants.

Cependant, cette prospérité grâce à la monnaie parallèle effraya l'autorité centrale à Vienne et il fallait que Wörgl arrête la circulation de cette monnaie merveilleuse en septembre 1933: mais il avait de diverses médias qui faisaient le reportage sur ce succès qui prouva l'efficacité de la théorie de Gesell. Actuellement l'Institut Unterguggenberger travaille pour rassembler des matières en relation et pour encourager le "I-motion," l'initiative locale contemporaine, en recevant beaucoup de visites de ceux qui travaillent pour les expérimentations allemandes de "Regio"(monnaies régionales, à se présenter la prochaine fois).


L’oxidation, alias intérêt négatif, c’est quoi ?

mai 4, 2006

Il est maintenant bien éclairé que le système monétaire d'aujourd'hui, basé sur le taux positif d'intérêt, est un grand obstacle contre notre style de vie durable aussi bien que nos activités économiques. Silvio Gesell (1862-1930), commerçant allemand-argentin et économiste, est un personnage remarquable qui suggéra comment réformer ce paradigme dans son chef-d'oeuvre « L'Ordre Économique Naturel ». (en allemand, anglais et espagnol)

Il commence sa discussion par le fait que l'argent jouit d'une position privilégiée en comparaison d'autres marchandises. Les biens en général sont dépréciés avec le passage du temps et vous ne pouvez pas vendre le journal d'hier ou des pommes de l’année dernière lorsque vous pouvez amasser votre argent aussi long que vous voulez sans souffrir aucune perte (en cas d'aucune inflation: notez que l'Allemagne adoptait l'étalon d'or quand il écrivit ce livre), ce qui permet aux porteurs de notes à charger les intérêts composés quand ils les prêtent à quelqu'un qui en ait besoin. Plus d'argent vous avez, plus de profit vous pouvez gagner par ce financement, en permettant aux super-riches à vivre seulement de tel revenu lorsque la plupart des pauvres sont demandés de leur contribuer.

Mais quelle était l'idée de Gesell?: « Abolir le privilège d'argent ». On préfère l'argent aux marchandises quand on épargne quelque valeur économique parce que l'argent reste inchangé, donc il arriva à concevoir d'imposer régulièrement un certain montant de "frais d'oxidation" aux porteurs de notes de papier pour les empêcher de les amasser (par exemple, mettre le timbre d'un-centième de la valeur nominale chaque mois: à être décrit plus la prochaine fois).

Cela créera un changement fondamental au système financier car c'est assez utile pour les emprunteurs: les prêteurs voient plutôt leur acte comme un moyen de se débarrasser de souffrir de la perte monétaire imposée par le frais d'oxidation qu'augmenter leur fortune et les emprunts avec l'intérêt négatif seront possibles quand le frais d'oxidation est assez haut: Dans le cas où le frais est un 1% par mois = environ 11,4% par année, il est meilleur de prêter US$1 000 pour recevoir seulement US$950 dans 12 mois que l'amasser chez soi et perdre plus qu'US$100. Le taux d'intérêt négatif donnera plus de chances à ces entreprises qui n'ont pas été financées jusqu'à présent à cause de leur basse rentabilité, plus de gens auront l'accès aux crédits = plus de liberté de diriger les activités économiques qu'ils veulent gérer et par conséquent il y aura plus de démocrqtie dans notre vie économique.

Bien que Gesell mourut en 1930 sans témoigner aucune exprérimentation à laquel sa théorie soit apliquée, l'histoire subséquente prouve qu'il avait raison. La prochaine fois je traiterai d'un succès historique.


Le taux d’intérêt et les projets à long terme

mai 1, 2006

Les intérêts composés actuels sont pas seulement responsables de ce que j'ai représenté dans le dernier article mais aussi de mettre arbitrairement de l'argent aux projets à court terme lorsque ceux avec plus du temps trouvent difficile d’être suffisament financés. Stefan Brunnhuber, un autre Allemand qui traite de cette question, donne un éclairage sur tout ce sujet dans son livre « Wie wir wirtschaften werden » (à être publié en anglais comme « Our Future Economy »).

Disons que vous avez deux projets desquels choisir: auquel projet investiriez-vous?

a) un pin de €10 qui deviendra à €100 dans 10 ans

b) un chêne de €100 qui deviendra à €1 000 dans 100 ans

Le taux d'intérêt joue un rôle essentiel sur votre choix bien que la plupart de vous n'en êtes pas informé(e)(s): le taux d'intérêt positif est synonyme de la dépréciation des actifs futurs parce que ce qui sera plus grand dans le futur est plus petit dans le passé. Si le taux d'intérêt est fixé à 5% par année, votre €1 000 en 2006 équivaut à €1 628,89 (1000×1,05^10) en 2016, mais cela signifie que votre €1000 en 2016 est réduit à seulement €613,91 (1000/1,05^10) en 2006. De ce point de vue le pin vaut maintenant €61,39 lorsque le chêne ne vaut que €7,60 (1000/1,05^100) et tout le monde est incliné par conséquent à planter un pin lorsaue personne ne s'intéresse pas au chêne.

Cela explique pourquoi les entrepreneurs se dépêchent en Chine pour établir de nouvelles usines parce qu'on espère des profits immédiats. Les projets à long terme tels que reboisement et éducation sont improbables d'appeler l'attention des entrepreneurs parce qu'ils ne sont pas avantageux dans cette structure.

Mais ce paradigme verra un changement fondamental quand le taux d'intérêt est différent: les actifs futurs peuvent être appréciés au lieu d'être dépréciés dans le cas où l'on ait un taux d'intérêt négatif. Le pin vaudra €162,89 au lieu de €61,39 et le chêne €131 501,26 au lieu de €7,60 avec 5% de taux d'intérêt négatif.

Cela favorisera des projets à long terme ou ce qui produiront constamment le profit, en permettant à plus de projets d'être financés. Mais comment pouvons-nous rendre un taux d'intérêt négatif possible? La prochaine fois j'aimerais traiter de cette question.


Notre système monétaire est-il durable ?

avril 26, 2006

De nos jours les de plus en plus de personnes s'inquiètent de la question de la durabilité mais c'est assez bizarre de trouver qu'il n'y a que très peu de tentatives déjà faites pour appliquer ce concept au domaine monétaire. Tout le monde sait suffisament combien dévastatrice la crise monétaire est pour toute économie nationale car nous avons témoigné plusieurs cas dans le monde, (Asie en 1997, Russie en 1998, Argentine en 2002) mais il m'est assez difficile d'imaginer que des analystes financiers discutent sur comment développer un système monétaire durable.

Margrit Kennedy(lien en allemand et anglais), architecte allemande, est une de peu de personnes dans le monde qui ont jamais essayé de donner une réponse à cette question. Elle a trouvé que le système monétaire actuel est défavorable pour les bâtiments écologiques qu'elle faisait et elle a commencé à rechercher l'aspect monétaire de notre système économique pour conclure qu'il a plusieurs fautes structurelles. Voici les découvertes clés de son chef-d'oeuvre « Libérer l'Argent d'Inflation et d'intérêt. »(en allemand et anglais)

1. Augmentation exponentielle(en allemand et anglais)

Le système monétaire actuel, fourni des intérêts composés, oblige notre économie à croître pour toujours et même plus qu'avant. Ce phénomène est rare dans le royaume naturel, cependant, par exemple les êtres humains arrêtent leur augmentation physique lorsqu'ils deviennent adultes, et la courbe exponentielle économique est destinée à épuiser toutes les ressources naturelles et/ou humaines avant de collapser juste comme le cancer accélère sa croissance pour finalement tuer le corps entier.

2. Le remboursement de l'intérêt est un grand fardeau pour tout projet(en allemand et anglais)

Nous payons l'intérêt pas seulement quand nous remboursons notre dette mais aussi lorsque nous payons des marchandises et/ou service. Une partie de votre prix du ticket de bus est dépensée pour rembourser la dette de la compagnie d'autobus avec intérêt et Kennedy estime que le pourcentage d'intérêt sur ce que nous payons équivaut à approximativement un quatrième en moyenne. C'est tout à fait important de remarquer que cet intérêt rende des projets écologiques « pas rentables. »

3. Redistribution injuste de richesse à travers l'intérêt(en allemand et anglais)

Mais le point le plus important de l'intérêt par rapport à la démocratisation économique est que cela transfère la richesse des pauvres aux riches: Évidemment ceux sans argent ont besoin d'en emprunter lorsqu'ils ont besoin d'acheter quelque grande chose (comme maison ou voiture) et ils doivent rembourser l'intérêt en plus du principal lorsque les riches peuvent profiter de cette circonstance pour s'enrichir plus encore. Kennedy montre que plus que 80% de la population perd de l'argent avec ce système lorsque une poignée de super-riches peuvent gagner de ce système, en soulevant une question si un système monétaire avec un tel trait est permis du point de vue de la justice sociale.


Banca Etica: une banque pour des projets sociaux et environnementaux

avril 22, 2006

Banca Etica(Banque Ethique), fondée en 1999 à Padoue(Padova en italien), Italie, est un bon exemple de plonger notre fortune vers des projets socialement et/ou environnementalement responsables. Il a rassemblé plus de €400 million de plus de 20 000 membres pour investir à plus de 1,700 projets.

http://www.bancaetica.com/ (en italien, français et anglais)

Cette banque a été créée par un groupe de gens, par exemple activistes pour des associations et members de coopératives, qui n’étaient pas satisfaits des banques traditionnelles(lisez mon dernier article pour savoir pourquoi). Les épargneurs peuvent choisir un des quatre domaines(coopération sociale / projets écologiques / aide aux pays en voie de développements / événements culturels) danslequel leur argent sera utilisé et la banque analyse l’impact social et/ou écologique du projet aussi bien que si l’emprunteur peut rembourser avant de décidir si l’emprunt est donné ou non. Voici quelques exemples de projets qui ont été financiés par cette institution.

– Commerce équitable pour une coopérative de café en Honduras

– Réconstruction d’un quartier historique à Riace, Sud d’Italie

– Une ferme organique par un monastère benedictin

– Agriculture organique pour réduire la dépendence des gens sur l’économie noire

– Aide aux addictes de drogue

– Système d’aide sanitaire pour les prostitutes

– Aide économique pour l’Albanie

Il faut souligner aussi l’autre aspect de cette banque, c’est-à-dire que cette coopérative financière est gérée par les propres éparneurs, même si en fait indirectement par leurs représentants. La transparénce sur toutes les informations sur les emprunts est assurée et tous les impliqués à cette agence ont de bonnes idées sur son administration. Peut-être votre profit qui viendra de la Banca Etica n’est pas si grand comme celui d’autres banques commerciales, mais vous serez toujours fier(ère)(s) de ce qu’atteint votre argent(votre contribution à la société et/ou à la Nature). C’est pas bon pour vous?


Démocratie et finance

avril 18, 2006

La discussion sur la gestion démocratique dans des entreprises ne suffit pas pour atteindre notre but final: il est aussi important de ré-examiner les banques et d’autres institutions financières car ce secteur détermine quels types de projets à être développés.

En effet le secteur financier est le moins démocratiquement géré parmi les autres acteurs économiques. Vous dépositez votre argent, par example US$10 000, dans une banque et vous n’êtes inquiété(e)(s) qu’au tas d’intérêt, c’est-à-dire le tas de croissance de votre fortune si la chance pour l’insolvabilité de votre banque est nulle. Vous êtes content(e)(s) d’obtenir plus de rendement et il ne vous inquiète pas si cette croissance vient de McDonalds’ ou d’une ferme organique, des travailleurs appauvris chez Nike en Asie du Sud-Est ou des artisans modestes en Italie, d’un destructeur de la forêt tropicale brésilienne ou d’une ONG qui travaille pour le reboisement aux Philippines(Je ne suis pas sûr si le reboisement est considéré dans l’économie actuelle comme un projet rentable ou non, mais juste pour vous donner un exemple).

Cette structure contribue à la prospérité des projets socialement ou écologiquement dévastateurs lorsqu’il reste difficile pour les entreprises sociales d’être suffisament financiées. En général vous pouvez faire d’argent en ignorant les droits humains et l’environnement parce qu’il ne vous apporte pas de profit économique direct si vous vous rendez compte de ces aspects(même si les entreprises courent le risque de boycottage ou d’autres punitions si elles vont trop à cet égard) et il est assez naturel que les PDGs soient plutôt intéressés à réduire le frais qu’à améliorer la vie de leurs employés et/ou l’environnement. Mais je ne vois aucune consistence logique dans ceux qui se plaignent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent ne leur paie pas suffisament et que le tas d’intérêt pour leur épargne est trop bas.

Il faudrait que nous pouvions surveiller comment notre argent est utilisé si nous voulons atteindre une économie qui tombe bien aussi bien aux êtres humains qu’à l’écologie. Le contrôle civil sur l’argent est indispensable si nous mettons notre ressource monétaire aux projets socialement et/ou environnementalement responsables. Ou sommes-nous heureux de recevoir plus de profit économique au détriment des autres personnes ou de notre propre écosystème?


Ni capitalisme ni communisme

avril 15, 2006

On appelle notre système économique aujourd'hui comme capitalisme parce qu’on considère que les entreprises (principaux acteurs économiques) sont pour servir au capital (c'est-à-dire investisseurs ou actionnaires) et sont évidemment loin d'être dirigées démocratiquement:  la plupart des entreprises sont possédées des actionnaires qui ne voient ces acteurs économiques qu'en tant que leur source de revenu.  Les employés sont regardés, à cet égard, pas différents des machines, des ordinateurs et d'autres outils qui sont nécessaires pour leur processus lucratif et il faut que les PDGs, toujours sous la pression d'actionnaires, sauvent autant que possible pour maximiser le profit.  Ils ouvrent leur usine en Chine où ils peuvent trouver quelqu'un qui veuille travailler pour US$100 par mois en fermant un autre aux États-Unis, en Europe Occidentale ou au Japon où ils ont besoin de payer plus que dix fois pour obtenir la même main-d'oeuvre, seulement pour "économiser".  Il y a bien sûr des lois dans tout les pays pour protéger des employés, mais c'est une règle universelle que les directeurs mettent les employés juste au même niveau comme des machines, avec la priorité suivante: 1) actionnaires (car ils seront renvoyés s'ils ne parviennent pas à gagner de l'argent), 2) clients (car ils leur donneront de l'argent) et 3) ouvriers (qui sont facilement remplaçables).

Il nous faut éclairer la différence entre capitalisme et économie de marché, parce que le capitalisme sans économie de marché est possible aussi bien que l'économie de marché sans capitalisme.  Un bon exemple de capitalisme sans économie de marché est monopole(Windows, par exemple) où le seul fournisseur de marchandises et/ou du service augmente autant que possible son prix pour gagner plus.  Et vous pouvez voir quelques vraies expériences d'économie de marché sans capitalisme même aujourd'hui, par exemple au marché des paysans, où les producteurs ne sont pas gouvernés de personne.

Dans le siècle passé l'on a vu l'apparition et la chute d'une alternative au capitalisme:  les pays communistes ont nationalisé toutes les entreprises pour abolir les actionnaires et améliorer le niveau de vie des ouvriers.  Mais le manque de poursuite pour l'efficacité, toujours et forcément accomplie dans le capitalisme sous la forme de pression d'actionnaires, a détérioré ces entreprises et la plupart d'eux ont dû abandonner ce régime sauf le Cuba et la Corée du Nord.

On peut trouver, dans ces deux économies, que les employés n'ont pas d'accès à la gestion de l'entreprise pour laquelle ils travaillent.  Ils sont à la merci d'un système qu'ils ne peuvent pas contrôler et il n'y a grande différence s'il est géré par des actionnaires privés ou par l'Etat.  Donc comment pouvons-nous atteindre un système danslequel les employés puissent avoir une vraie influence sur la gestion de l'entreprise où ils travaillent?